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Delphine Rouquette crédit FFE-Montaine Mérelle

Journée internationale des droits des femmes, 8 mars : filière équestre, l’affirmation d’un leadership agricole au féminin

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FFE|Presse
02/03/2026
Delphine Rouquette crédit FFE-Montaine Mérelle
© FFE/Montaine Mérelle

Journée internationale des droits des femmes, 8 mars : filière équestre, l’affirmation d’un leadership agricole au féminin

Le monde de l’équitation se distingue par une féminisation exceptionnelle au sein du paysage agricole français. Dans ce secteur où moins d’un tiers des exploitations sont dirigées par des équipes féminines ou mixtes, elle fait figure d’exception avec plus d’un établissement équestre sur deux aujourd’hui dirigé par une femme et 63 % des emplois salariés occupés par des professionnelles. Une particularité que la Fédération Française d’Équitation (FFE) met en lumière à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars prochain, soulignant le rôle déterminant des femmes dans la professionnalisation et la gouvernance de la filière.

Souvent perçue uniquement sous l’angle sportif, l’écostystème équestre est pourtant un secteur agricole à part entière. Elle regroupe les activités d’entraînement des chevaux de course, de débourrage et de dressage des chevaux de sport ou de loisir, ainsi que l’exploitation des centres équestres (enseignement, pension, location pour promenades ou randonnées). Elle comprend également l’utilisation des chevaux pour la traction hippomobile, le débardage et certains travaux agricoles à façon. L’ensemble de ces activités valorise 1 150 000 hectares, soit 4 % de la surface agricole utile (SAU) nationale.

Avec 1 005 200 équidés et plus de 625 000 licenciés en 2025 — dont 85 % de femmes — l’équitation constitue à la fois un pilier du sport français et un levier économique structurant pour les territoires ruraux. Cette féminisation, qui s’ancre dès la formation et se prolonge dans l’entrepreneuriat et la gouvernance, témoigne d’une transformation durable du modèle agricole équin.

Une féminisation qui commence dès la formation

La dynamique s’ancre très tôt. Huit apprenants sur dix dans les formations de niveau 4 (Bac professionnel, BPJEPS Activités équestres) sont des femmes et plus de 80 % des diplômés de la filière sont des diplômées*.

Au sein même de l’instance dirigeante de la Fédération, le Comité fédéral, la moitié des membres sont des femmes depuis 2008, une parité amorcée bien avant les obligations de 2014 et 2022. Depuis 2021, 60% des postes du Comité fédéral sont occupés par des femmes, occupant notamment des fonctions telles que Secrétaire générale ou Trésorière.

Cette implication dans les parcours qualifiants alimente directement l’accès aux fonctions d’encadrement et de direction. Là où l’agriculture française peine encore à féminiser ses instances, le monde de l’équitation apparaît comme un espace d’émancipation professionnelle et entrepreneuriale.

Cette évolution prend corps dans les parcours de femmes qui dirigent aujourd’hui entreprises et instances territoriales. Le parcours de Delphine Rouquette en est l’illustration.

Portrait – Delphine Rouquette, entreprendre et diriger en territoire rural

À Espelette, dans les Pyrénées-Atlantiques, Delphine Rouquette, 37 ans, incarne cette génération de femmes qui prennent leur place dans un univers agricole exigeant.

Rien ne prédestinait cette fille d’une infirmière ayant ouvert une pension équine à devenir dirigeante et responsable territoriale. Après un baccalauréat technologique commerce, elle choisit d’obtenir un bac agricole en candidate libre, puis poursuit avec un BTS production animale avant de se spécialiser avec un BPJEPS au CREPS de Talence. "Ma mère n’enseignait pas mais avait commencé à développer un peu de médiation animale. De mon côté, j’ai pratiqué toute mon enfance au poney-club de mon village où j’ai commencé la compétition. Mon club a fermé l’année de mon bac mais à cette époque, je n’avais pas encore envisagé de m'installer avec ma mère. J'avais tout juste 18 ans", confie-t-elle. "Je savais déjà que je voulais travailler dans la nature, l'agriculture avec les chevaux, mais j'étais peut-être aussi partante pour d'autres espèces, je n’étais pas vraiment fixée.”

À 23 ans, en 2011, elle s’installe directement sur la structure développée par sa mère et fonde avec elle en janvier 2012 leur société. Ses débuts n’ont pourtant rien d’évident car aucune banque n’accepte de les suivre. Les premières années sont ainsi marquées par des investissements personnels constants et une charge de travail importante. "Nous sommes issues du monde agricole, mes grands-parents faisaient pousser des fleurs. Il nous a fallu faire nos preuves avant d’être crédibles. Heureusement, nous avions déjà les terrains agricoles à Espelette, un secteur très prisé, qui m’a permis de démarrer mon activité. Sans cela je n’aurais jamais pu m’installer dans la région et j’aurais dû faire un autre métier car je ne serais jamais partie d’ici".

L’activité débute avec une cinquantaine de cavaliers ; elle en accueille aujourd’hui près de 180. Très tôt, elle affirme une vision agricole intégrée. Elle développe un élevage afin de produire une partie de la cavalerie du club : "J’essaie de produire tout ce dont j’ai besoin pour le club. Mon cheptel est issu en grande partie de croisements entre chevaux de trait et chevaux de sang, pour obtenir des chevaux polyvalents adaptés à l’enseignement.", explique-t-elle. "J’ai construit le club dont je rêvais."

Depuis le 1er janvier 2026, elle dirige seule la structure après le départ en retraite de sa mère, marquant une nouvelle étape dans la consolidation de l’entreprise. La structure emploie aujourd’hui une salariée en CDI à temps plein – une enseignante d’équitation – et poursuit son amélioration continue.
 

Du terrain à la gouvernance

L’engagement de Delphine Rouquette dépasse le cadre entrepreneurial. Elle est présidente du Comité Départemental d’Équitation des Pyrénées-Atlantiques (CDE 64). Elle observe une évolution progressive : "Il y a de plus en plus de femmes élues à ces postes-là. Ça fait du bien de voir que ça change". Selon elle, cette féminisation influence aussi les pratiques professionnelles : "J’ai l’impression qu’on est un peu moins dans l’ego et plus dans le travail et la transmission."

Sa trajectoire illustre l’évolution d’un secteur où la compétence, la formation et la capacité d’investissement priment désormais sur les codes traditionnels du monde agricole.

Dans la filière équestre, la reconnaissance des compétences et la qualification constituent les véritables leviers d’accès aux responsabilités, favorisant une gouvernance progressivement féminisée.

Une évolution structurelle du monde agricole

À travers des parcours comme celui de Delphine Rouquette, la filière équestre révèle qu’un autre modèle agricole s’affirme progressivement. Un modèle entrepreneurial qui repose d’abord sur la qualification et la formation, conditions d’accès à la responsabilité et à la direction d’entreprise. Un modèle également ancré dans les territoires, où l’activité équestre participe à la vitalité économique locale et à la valorisation des espaces ruraux.

Cette évolution s’accompagne d’une gouvernance de plus en plus féminisée, reflet d’une transformation durable des équilibres professionnels au sein du secteur. Elle s’appuie aussi sur une performance économique construite sur la diversification des activités, l’innovation et l’adaptation permanente aux réalités du terrain.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la FFE met ainsi en lumière une singularité : dans un monde agricole encore majoritairement masculin, la filière équine se distingue par une direction d’entreprise désormais majoritairement féminine. Un leadership qui s’impose aujourd’hui comme une réalité structurante du paysage équin et rural français.

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