Trois journées de détection se sont déroulées en décembre 2025 et janvier 2026 à Tremblay-en-France (93) et à Saumur (49), regroupant plus d’une trentaine de couples évoluant sur des épreuves Clubs et Amateurs, accompagnés de leurs entraîneurs privés. Une quatrième suivra dans le sud de la France. Retour sur ces rencontres auxquelles ont été associés la championne d’Europe Alexia Pittier et l’écuyer du Cadre noir Sébastien Goyheneix.
Poursuivre le développement de la discipline
Sous l’impulsion de Sophie Dubourg, directrice technique nationale, et de Fanny Delaval, conseillère technique nationale en charge du para-dressage, un programme de détection a été lancé ces dernières semaines. Les trois premières journées se sont déroulées, d’abord à Tremblay-en-France en décembre, puis à Saumur en janvier. Une quatrième suivra prochainement dans le sud de la France.
“En région parisienne, nous avons vu seize couples et les deux pistes simultanées de travail nous ont permis de voir évoluer tout le monde en une journée. Pour Saumur, nous avons eu beaucoup de demandes également et répartis les seize couples sur deux jours. Nous avons invité les cavaliers qui ont concouru en para-dressage, au niveau Club ou Amateur en régions. On sent que la discipline est vraiment en train de prendre tout son déploiement au sein de la Fédération et qu'aujourd'hui, elle est de moins en moins confidentielle. Il y a un intérêt croissant des enseignants, des clubs et de tous les acteurs du milieu équestre”, partage Fanny Delaval, qui tire un bilan positif de ces trois jours. En effet, ce temps privilégié a permis aux participants d’affiner leur projet sportif.
Des journées sur le format des masterclass
Les journées ont débuté par une présentation de la discipline par Céline Gerny, qui a pris la présidence de la commission fédérale après une riche expérience sportive en para-dressage. “J’ai accepté la présidence de la commission car en tant qu’athlète de haut niveau athlète jeune retraitée, cela me permet de garder le contact avec ma discipline et la Fédération. J’ai presque toujours fait partie du groupe Élite qui se préparait pour les grandes échéances. La détection demande un gros travail et j’ai toujours souhaité proposer mon aide pour accompagner des cavaliers vers la compétition nationale ou internationale après ma carrière, quand je disposerais de plus de temps. J’ai préparé deux modules de présentation de la discipline : le premier sur l’entrée en para-dressage et le circuit national, et le second, qui a vocation à être présenté en masterclass, sur le circuit international. Je suis très heureuse de participer à ces actions, de pouvoir partager mon expérience et de voir les effectifs qui répondent présents ; les stages de détection font le plein, ce qui est de bon augure pour la suite”, confie Céline Gerny.
Ensuite, place au travail à cheval ! La Fédération, qui accompagne les cavaliers et leurs équipes et soutient la montée en compétence des entraîneurs, a proposé aux couples un format similaire à celui des masterclass organisées pour les athlètes de haut niveau l’hiver. Ainsi, les duos ont travaillé avec leurs entraîneurs privés, puis ont ensuite bénéficié de retours individualisés et conseils d’optimisation pour le travail technique.
Ces trois jours ont permis d’orienter les cavaliers vers le circuit Club ou Amateur et de les inciter à participer aux championnats de France à Lamotte-Beuvron (41) ou Saint-Lô (50).
Un moment apprécié par tous
Alexia Pittier, championne d’Europe de para-dressage, et Sébastien Goyheneix, écuyer du Cadre noir, entraîneur et school-rider, ont accompagné Fanny Delaval et Jessica Berger, conseillère technique nationale, lors de ces journées. “Notre rôle, avec Fanny Delaval, était d’apporter des points de précision sur le para-dressage, le fonctionnement de la discipline, leur apporter des axes de travail. Ils nous ont fait part de leurs objectifs et nous avons pu les orienter au mieux pour la suite”, présente Alexia Pittier. “C'était intéressant de pouvoir échanger avec les cavaliers et leurs entraîneurs, à la fois en tant qu’enseignante et athlète. Il y avait beaucoup de couples, cela fait plaisir de voir qu'il y a du monde qui a envie d'intégrer le para-dressage. Je suis fière de pouvoir partager mon expérience et aider au développement de notre discipline.”
Comme Alexia, Sébastien Goyheneix s’est montré enchanté, notant tout particulièrement les sourires et la motivation des cavaliers présents : “C'est la première fois que j'ai été convié par le staff pour partager avec eux cette expérience. Mon premier sentiment, c'est de la satisfaction car de nombreux cavaliers ont répondu présents. C'était vraiment très important pour nous de voir que des gens se mobilisent autour de cette discipline. La deuxième chose, c'est de voir des cavaliers de niveaux très différents mais avec chacun beaucoup de qualités et une grande envie de faire du sport. Enfin, le dernier point n'est pas très technique, mais cela m’a fait énormément plaisir de voir la joie des cavaliers, leur bonheur d'être là et qu'on leur donne leur chance. C'est une étape importante dans leur cheminement, vu leurs réactions, je crois qu'ils attendaient ce moment avec impatience. J'espère qu'il y aura d'autres journées comme celles-là et que pour les participants, c'est juste une étape ; je leur souhaite beaucoup de chance et de bonheur pour la suite !”