Développement durable et clubs

Développement durable et clubs

Crédit A.Trisson

Le développement durable et la protection de l’environnement sont au cœur des préoccupations de la société actuelle et représentent de véritables enjeux pour notre avenir. Ce sont également des aspects importants de la politique menée par la Fédération Française d’Equitation. Le développement durable est à ce titre intégré dans les missions statutaires de la Fédération depuis plus de 10 ans et les établissements équestres bénéficient de cette politique active.

L’équitation, par ses différents aspects, est une activité qui répond au concept du développement durable. La FFE est le moteur du développement durable des centres équestres qui disposent de nombreux leviers d’action afin d’agir sur ses trois piliers que sont:

  • l'économie
  • l'environnement
  • le social

L’économie: D’un point de vue global, les activités équestres sont une source d’investissement. Elles représentent un secteur économique puissant qui dynamise l’ensemble de la filière cheval avec une économie plus particulièrement développée dans les territoires ruraux.

A l’échelle individuelle, chaque structure développe sa propre économie en relation avec l’ensemble des acteurs gravitant autour de l’activité produite (fournisseurs d’aliments et d’équipements agricoles et sportifs, vente de produits équestres et d’équidés...).

L’environnement: l’activité équestre crée un lien puissant entre les zones rurales et les zones urbaines. En effet, les établissements équestres sont majoritairement implantés à la périphérie des villes et en zones rurales. Ils permettent notamment à une population « urbaine » de redécouvrir et d’entretenir un contact privilégié avec la nature.

L’équitation, du fait qu’elle repose sur le cycle biologique du cheval, est le seul sport à se pratiquer avec un animal. Afin d’assurer le bien être de ce dernier, les centres équestres se doivent de respecter l’environnement dans lequel les équidés grandissent et évoluent au quotidien.

Par ailleurs, les pratiques d’extérieur utilisent chemins et sentiers. Cela implique de la part des clubs une préservation de la nature et un entretien responsable et régulier des sentiers de randonnée. Les enseignants transmettent également aux cavaliers leurs connaissances des règles relatives au respect de l’environnement.

Le social: L’équitation est le premier employeur du monde sportif, et les 8219 établissements équestres participent largement à cette réussite.

Les activités équestres possèdent également des vertus reconnues en ce qui concerne les apprentissages et les possibilités de formation des pratiquants et des professionnels.

De plus, la présence du cheval au sein des centres équestres représente un véritable outil social ; Les clubs utilisent les équidés comme des atouts éducatifs, d’intégration et de développement psychique et moteur, en particulier auprès des publics en situation de handicap et/ou d’exclusion.

Enfin, les établissements équestres rassemblent des individus d’âges et d’origine différents autour d’une même passion : le cheval. Le club devient alors un lieu d’échanges et permet de créer et renforcer les liens interpersonnels.

 

De manière plus transversale, les clubs peuvent installer de nombreux équipements durables dans leurs structures. La récupération des eaux de pluie ou encore la mise en place de circuits courts pour la construction et le fonctionnement de l’établissement sont des solutions faciles à mettre en place. Les centres équestres peuvent également faire appel aux énergies renouvelables, par exemple grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture de leur manège qui représente une large surface. Le développement d’un système de méthanisation constitue un autre projet responsable qui peut être mené par les clubs. La fédération propose aussi aux établissements équestres des « trucs et astuces » pour agir au quotidien.

 

D’ailleurs, depuis plusieurs années, des actions ponctuelles sont menées par la FFE et le CNTE afin d’aider et de soutenir les établissements équestres dans leur engagement en faveur du développement durable :

  • Un partenariat avec les Ministères des Sports et de l’Environnement, de l'Énergie et de la Mer - dans le cadre de  la Semaine Européenne du Développement Durable - accompagné du Trophée FFE du Développement Durable,
  • Un partenariat « Sport responsable » avec Générali, partenaire de la FFE,
  • La diffusion de kits d’affichage sur la préservation des ressources naturelles...

Le développement durable est également présent dans l’ensemble des outils de formation (respect de l’environnement et de l’animal) et dans les cahiers des charges des démarches qualité de la FFE, avec les différents labels qui intègrent le développement durable, et également les plans qualité territoriaux mis en place en région.

Enfin, au niveau des équipements, nous proposons des solutions durables à nos clubs : récupération des eaux de pluie, énergies renouvelables, mise en valeur des circuits courts pour la construction et le fonctionnement, développement de la méthanisation, trucs et astuces au quotidien.

 

Pour résumer, les établissements équestres sont des acteurs privilégiés en matière de développement durable. Chaque pilier du développement durable correspond pour les clubs à des réalités du quotidien. Certains de leurs gestes et de leurs investissements correspondent déjà à cette démarche même si pour beaucoup, cela se fait inconsciemment. Ils peuvent donc facilement s’engager pour agir de manière responsable et durable avec l’appui de la FFE, et ce autant au niveau économique que social ou environnemental.

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