Des pistes du circuit National Hunter FFE - Horse Master à la magie des panoramas islandais entre plaines désertiques, rivières sauvages et glaciers géants… Il n'y a qu’un pas pour Louise Hersent. En étant la plus régulière du circuit en Indice 1 lors de la saison 2024, la cavalière de 19 ans a remporté un voyage à cheval sur les terres de feu et de glace. Cette expérience extraordinaire était offerte par Cheval d'Aventure, partenaire du circuit fédéral depuis trois ans, et spécialiste des voyages équestres aux quatre coins du monde. Témoignage.
Les débuts sur le circuit fédéral dédié au hunter
Comment avez-vous découvert le hunter ?
J’ai découvert la discipline grâce à mon frère. C’est lui qui m’a initiée à l’équitation vers l’âge de six ans. Le hunter a une place importante dans ma vie. J’aime la connexion que l’on ressent avec le cheval. Le but est d’enchaîner un parcours d’obstacles avec la plus grande harmonie possible. Les officiels de compétition jugent la qualité de saut du cheval, mais aussi sa locomotion, sa cadence, son style, etc.
Quand avez-vous commencé à participer au National Hunter ?
Mon frère a participé à différentes étapes du circuit lorsqu’il était plus jeune et j’ai pris la relève en 2022 avec mon fidèle Azzarro du Pré, accompagnée de ma maman. Progressivement, j’ai évolué de la Style 2 jusqu’à la catégorie Élite. En 2025, c’était ma première année en Style Élite sur le National Hunter FFE - Horse Master. Malgré mon jeune âge et une concurrence relevée, nous avons obtenu quelques classements et avons même décroché notre qualification pour la finale à Equita Lyon.
Comment trouvez-vous le circuit fédéral ?
Je le trouve tout simplement génial ! Nous participons à des étapes dans toute la France. C’est convivial, nous rencontrons et sympathisons avec de nouvelles personnes. Le hunter est une grande famille. Ces dernières années, le circuit a vraiment pris de l’ampleur et la discipline fait de plus en plus d’adeptes.
En 2024, vous avez remporté un voyage à cheval en Islande en étant la plus régulière du circuit en Indice 1. Étiez-vous au courant de ce lot d’exception ?
Oui, ma maman m’a encouragé à tenter ma chance ! Elle m’a accompagnée chaque mois sur toutes les étapes. Installées dans le Calvados, nous sommes même descendues jusqu’à Rodez, en Occitanie, à plus de 800 kilomètres, pour tenter de remporter le voyage. Après mon classement lors de la finale à Equita Lyon, j’ai reçu un message de Claude Lanchais (chargée par la FFE de la mise en œuvre du circuit fédéral, ndlr) m’annonçant que je devais revenir à la remise des prix car j’avais remporté le voyage en Islande. C’était incroyable !
Une aventure hors du commun sur les terres de feu et de glace
Quand êtes-vous partie en Islande ?
J’ai gagné le séjour en 2024 et nous sommes partis avec mon frère en juillet 2025, sur les conseils de Cheval d’Aventure, qui nous a offert ce voyage et qui a supervisé toute la partie logistique. L’été est la période la plus favorable pour la randonnée à cheval en Islande : les conditions météo sont meilleures et les journées beaucoup plus longues. Il ne fait même quasiment jamais nuit à la mi-juillet ! C’est assez perturbant au début. Dans les refuges, il n’y avait pas de volets, alors nous essayions de camoufler les fenêtres avec des matelas pour mieux dormir.
Nous étions un groupe de sept cavaliers accompagnés de nos guides. Être en petit comité, avec des personnes originaires de différents pays, était très agréable. Mon frère se débrouille en anglais mais j’ai plus de difficultés. Des Suisses faisaient partie du groupe et m’ont beaucoup aidée à traduire et à échanger avec les locaux. C’était gentil de leur part !
Pouvez-vous nous décrire le parcours que vous avez effectué ?
Nous avons atterri à l’aéroport de Reykjavík, la capitale, puis nous sommes partis sur la piste de Kjolur, une traversée à cheval de l’Islande, reliant le sud au nord de l’île. Au total, nous avons parcouru 180 kilomètres en une semaine, entourés de paysages extraordinaires. Nous avons traversé des plaines désertiques et rocheuses avec des glaciers géants en arrière-plan et des zones plus verdoyantes, admiré les chutes de Gullfoss, la zone géothermique de Geysir ou encore le lac Hvitarvatn. Nous avons même longé et traversé plusieurs rivières à cheval ! Je ne connaissais pas l’Islande. En été, le climat reste plutôt froid et venteux mais les paysages sont absolument magnifiques.
Chaque jour, nous parcourions entre 25 et 50 kilomètres. Le soir, nous dormions principalement dans des refuges. Un cuisinier faisait partie de l’expédition et nous suivait en voiture pour préparer les repas du soir. Il n’y avait pas forcément d’électricité ni d’eau courante dans les cabanes, on se chauffait au gaz. Les derniers jours, nous avons profité de sources et bains chauds naturels lors des étapes, c’était la petite récompense après l’effort ! J’en garde de très bons souvenirs. Sur toute la randonnée, nous avons monté 2 à 3 chevaux islandais différents et nous avons réalisé la dernière étape avec notre petit préféré.
Vous randonniez aux côtés d’un troupeau de chevaux en liberté…
Tout à fait ! Nous randonnions aux côtés d’une cinquantaine de chevaux islandais en totale liberté, appartenant à notre guide. L’objectif était de les suivre. Ces chevaux vivent en troupeau, et n'ont que peu l'habitude d’être en contact avec des humains. Cela permettait de les habituer. Voir le troupeau évoluer tout autour de nous était majestueux. Un jour, un cheval s’est éloigné et notre guide est parti le chercher pendant que nous poursuivions la route avec le reste du troupeau. Il nous arrivait souvent de devoir nous arrêter pour laisser passer des chevaux, afin de respecter la vitesse naturelle de chacun.
Les Islandais ont-ils une approche différente de l’équitation ?
Complètement. Les Islandais sont de nature beaucoup plus contemplative que nous, ils font confiance à la nature qui les entoure. Chaque jour, nous parcourions au moins une vingtaine de kilomètres, parfois jusqu’à cinquante. S’il y avait besoin de réaliser des changements au niveau de la ferrure, les guides s’en occupaient directement pendant les chevauchées.
Quel est votre meilleur souvenir de ce périple ?
Difficile à dire. Le fait de réaliser que je partais pour l’Islande lorsque nous étions à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle avec mon frère était un moment unique. La rencontre avec le groupe à Reykjavík aussi. Je ne regrette pas du tout ce voyage, j’ai vécu des moments merveilleux avec les autres randonneurs et les Islandais. En plus, ce séjour avait une saveur particulière comme je l’ai partagé avec mon frère, c’était génial de vivre cela en famille.
Un dernier conseil pour les cavaliers souhaitant se lancer sur le circuit National Hunter en 2026 ?
Il ne faut pas hésiter et se lancer ! Le hunter est une discipline formidable, c’est une grande famille qui se retrouve à chaque étape. Nous vivons de très bons moments. Le circuit est soutenu par de nombreux partenaires qui offrent lors de chaque étape de beaux cadeaux qui nous font rêver. Pour ma part, j’ai vraiment hâte que la saison 2026 commence !
Le calendrier 2026 du circuit National Hunter FFE
Lors de la finale 2025 du National Hunter FFE - Horse Master à Equita Lyon, c’est le représentant du Grand Est, Olivier Diné qui a remporté le voyage offert par Cheval d’Aventure, pour la troisième année consécutive. Après le Botswana et l’Islande, le cavalier s’envolera pour une randonnée à cheval au Maroc. Restez connectés pour suivre prochainement ses aventures sur les réseaux sociaux FFE.