SAUT D'OBSTACLES : JOURNÉE DE DÉTECTION JEUNES À LAMOTTE-BEUVRON

17/12/2019

SAUT D'OBSTACLES : JOURNÉE DE DÉTECTION JEUNES À LAMOTTE-BEUVRON

© FFE

La Fédération Française d’Équitation a organisé samedi 14 décembre au Parc équestre fédéral à Lamotte-Beuvron (41) une journée détection destinée aux jeunes. L’occasion pour l’équipe fédérale d’encadrement sportif de repérer les champions de demain et de présenter le projet sportif à une vingtaine de cavaliers, issus des catégories Enfants et Juniors, sélectionnés sur performances.

 

Souvent organisée en région, la journée de détection jeunes s’est déroulée cette année au Parc équestre fédéral. Ils étaient 11 Juniors et 12 Enfants à être conviés autour d’un staff fédéral élargi pour l’occasion : Olivier Bost, sélectionneur national jeunes, Henk Nooren, formateur, Edouard Coupérie, sélectionneur Seniors adjoint, Bertrand Poisson, formateur et Timothée Anciaume, cavalier de l’équipe de France.

 

Le programme a été riche : un premier enchaînement puis une séance à pied sur la posture avec Véronique Bartin, experte fédérale. Ensuite, les jeunes ont été répartis en groupes avec l’un des intervenants sur des ateliers techniques basés sur des cavalettis avec des transitions en ligne droite et sur des lignes courbes, travail sur l’équilibre et l’amplitude ainsi que sur des contrats de foulée. Enfin, chaque couple a de nouveau effectué un parcours sous l’œil attentif du staff fédéral permettant d’évaluer l’évolution depuis le matin.

 

Le grand manège a permis un dispositif exceptionnel à savoir diviser l’espace en quatre carrières pour chaque intervenant, Olivier Bost pouvant observer chaque groupe en même temps.

Les cavaliers présents :

Enfants : Toscane Carloni Richard et Ambre d’Ermisserie, Lisa Deruel et Udjira Rouge, Sarah Haguenier et Baloo D, Victor Houze et Arnacoeur Bruyères, Alexandra André Illès et Umoor Fontanel, Lana Messina et Quactus du Léon, Paul Elvis Meyniel et Vie Parisienne, Marie Othenin et Vega Dance Semilly, Capucine Prudhomme et Cayenne BF Z, Alexandre Réal et Sire de St Siméon, Janelle Rebelo et Rockette du Levant, Chiara Stagliano et Aubade du Faget.

 

Juniors : Ambre Difko et Ashelka West*de Sancy, Véra Desutter et Vandor de Mazure, Mattéo Laguet et Arron, Marine Lebas et Carmina Hoy, Dylan Levallois et Rock’n Roll Semilly, Caroline Marc Martin et Beach Boy Semilly, Léa Marin et Queops Chatelier, Chloé Michellier et Chocolat des Dames, Kilian Nicolas et Uthope de la Roque, Mathilde Pinault et Kira Van’t Het Bokkenhof, Charlotte Slosse et Uzel de Kens.

 

Olivier Bost, sélectionneur national jeunes : « Nous organisons ce type de journées depuis un moment déjà. La Direction technique nationale a souhaité, cette année, renforcer l’apport technique avec l’intervention de l’encadrement fédéral des Seniors. Il y a une volonté d’approfondir la technique tant sur le plat qu’à l’obstacle. C’est également l’occasion pour nous d’harmoniser le discours auprès des coachs. Le manège fédéral nous a permis d’optimiser le travail en faisant intervenir quatre intervenants en même temps. Ça m’a permis de superviser l’ensemble, d’aller d’un groupe à l’autre et de pouvoir échanger avec tout le monde. On souhaitait également faire comprendre aux jeunes ce que l’on recherche. Il y a une volonté de la FFE d’accompagner les jeunes jusqu’au haut niveau. Un programme de concours leur a ainsi été présenté. On veut suivre ces jeunes cavaliers l’hiver en stages mais aussi en compétitions tout au long de l’année. On a donc fixé quelques rendez-vous importants sur la saison notamment sur plusieurs étapes du Grand National. »

 

Henk Nooren, formateur : « La journée a commencé par une reconnaissance et un enchaînement de parcours avec les coachs. L’intérêt de les refaire enchaîner plus tard est de constater quasiment toujours que la pression redescend et on voit les cavaliers monter « normalement ». La présence des coachs est très importante. On voudrait d’ailleurs que ce soit toujours le cas en stages car ce sont eux qui travaillent avec les cavaliers tout au long de l’année. On souhaite échanger avec eux sur nos idées afin de les aider. C’est seulement avec leur aide que ça peut fonctionner. À travers cette journée, notre première mission est de détecter le talent naturel de chaque cavalier. Ensuite, on observe leur capacité à entendre et appliquer nos conseils. »

 

Timothée Anciaume, intervenant, cavalier de l’équipe de France de saut d’obstacles : « C’est la première fois que j’interviens sur un stage fédéral et c’est avec grand plaisir que j’ai accepté la proposition d’Olivier Bost et Sophie Dubourg. Je découvre ce fonctionnement et ces jeunes qui sont talentueux et motivés. La plupart sont déjà bien encadrés par leurs coachs. Mon message porte principalement sur un retour aux fondamentaux, c’est ce que Henk nous fait travailler tout le temps dans les stages Seniors. Nous ne sommes pas là pour tout changer au contraire, on revient à de petits exercices, ils doivent refaire leurs gammes régulièrement et penser à leur position. Pour réussir, ils doivent travailler, respecter leurs chevaux un maximum et chercher des solutions techniques simples. Il n’y a qu’une façon de monter à cheval « classique ». C’est une chance de pouvoir bénéficier de cet accompagnement fédéral tant pour les jeunes que pour nous en Seniors. Le message des coachs  est le même que le notre mais l’entendre d’une autre personne est plus percutant pour les cavaliers. »

 

Clément Boulanger, coach de Toscane Carloni Richard et cavalier de saut d’obstacles : « La détection c’est vraiment une chance pour les jeunes.  Ça leur permet de voir un petit peu ce qu’est réellement une équipe et comment se passent les entraînements comme pour les « grands ». Bénéficier d’intervenants comme Henk Nooren ou Timothée Anciaume, c’est vraiment super pour eux. Le programme de la journée avec deux enchaînements séparés par du travail technique est très enrichissant. Tout ça sans pression, ça permet de travailler dans le relâchement et ça met les cavaliers et les coachs à l’aise. Pour accéder au haut niveau, même chez les plus jeunes, il est important d’avoir un système qui commence par leur environnement quotidien et donc par leur entraîneur. On ne doit rien laisser au hasard car derrière, c’est la réputation de la France qui est en jeu. C’est essentiel que nous soyons intégrés à ces stages et que l’on travaille main dans la main avec le staff fédéral.  C’est à nous de leur apprendre dès le plus jeune âge les bonnes bases. »

 

Sophie Dubourg, directrice technique nationale : « L’idée avec cette journée était de détecter les potentiels de demain, leur donner des axes de travail, intégrer les coachs et avoir un échange technique et d’harmonisation du discours avec eux. C’est également l’occasion d’une mutualisation du discours technique de nos entraîneurs fédéraux qui aujourd’hui ont la chance de collaborer et d’échanger. Ils ont observé collectivement les parcours de tous les jeunes, ça permet de partager leurs observations. Ils repartent avec des pistes de travail en ateliers dont ils pourront se servir sur d’autres stages durant l’année avec le même discours auquel ils ajoutent leur patte bien sûr. En tout cas ils savent ce qu’ils doivent rechercher et quel message faire passer. »

 

Léa Marin, cavalière Juniors : « Ces stages nous permettent de voir où on en est avec son cheval. C’est intéressant d’avoir un œil extérieur et encore plus quand il s’agit d’Henk Nooren.  J’ai beaucoup aimé travailler avec lui car il est assez posé et il explique les choses calmement, il prend le temps. Les intervenants ont toujours quelque chose à nous apporter et à notre âge on a encore beaucoup de choses à apprendre. Le travail sur la posture avec Véronique Bartin est important car des fois on oublie les choses essentielles, c’est important d’être sur nos pieds par exemple. Quand on est à cheval, on ne pense pas toujours à notre corps. »